On a designe
des lieux particuliers, fertiles en paturages; et on leur a donne des
boeufs, moutons, &c. pour qu'ils pussent dans la suite travailler par
euxmemes a leur entretien et a leur bienetre."
These are the words of the Emperor himself, speaking in his own person
of his own paternal cares; but another Chinese, treating the same
subject, records the munificence of this prince in terms which proclaim
still more forcibly the disinterested generosity which prompted, and
the delicate considerateness which conducted this extensive bounty. He
has been speaking of the Kalmucks, and he goes on thus:--"Lorsqu'ils
arriverent sur nos frontieres (au nombre de plusieurs centaines de
mille), quoique la fatigue extreme, la faim, la soif, et toutes les
autres incommodites inseparables d'une tres-longue et tres penible
route en eussent fait perir presque autant, ils etaient reduits a la
derniere misere: ils manquaient de tout. Il" (viz. l'Empereur, Kien
Long) "leur fit preparer des logemens conformes a leur maniere de
vivre; il leur fit distribuer des aliments et des habits; il leur fit
donner des boeufs, des moutons, et des ustensiles, pour les mettre en
etat de former des troupeaux et de cultiver la terre, _et tout cela a
ses propres frais_, qui se sont montes a des sommes immenses, sans
compter l'argent qu'il a donne a chaque chef-de-famille, pour pourvoir
a la subsistance de sa femme et de ses enfans.
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